Les platanes emblématiques d'Aix-en-Provence
Impossible de parler d'Aix sans évoquer ses platanes. Le cours Mirabeau, la rotonde, les boulevards périphériques : partout, ces arbres monumentaux forment des voutes de verdure qui font la renommée de la ville. Dans les jardins privés, on retrouve des platanes plantés il y a parfois plus d'un siècle, avec des troncs de plusieurs mètres de circonférence et des couronnes qui peuvent atteindre 25 mètres de diamètre. L'élagage de ces sujets imposants demande une approche raisonnée. On pratique la taille douce : éclaircissage de la couronne pour laisser passer la lumière, relèvement des branches basses qui gênent le passage, suppression du bois mort qui risque de tomber. Jamais d'étêtage, qui défigure l'arbre et l'affaiblit durablement.
Le micocoulier, arbre typique de Provence
Le micocoulier de Provence (Celtis australis) est l'arbre oublié des jardins aixois. Moins connu que l'olivier ou le platane, il est pourtant partout : dans les parcs des bastides, le long des chemins communaux, dans les cours des fermes. C'est un arbre robuste, résistant à la sécheresse et au mistral, qui peut atteindre 20 mètres de hauteur. Son bois est souple et résistant, ce qui en faisait autrefois le matériau de prédilection des fourches et des manches d'outils en Provence. L'élagage du micocoulier se fait en hiver, quand l'arbre est au repos. On éclaircit la couronne, on supprime les branches qui se croisent et on relève les rameaux bas pour dégager le pied de l'arbre.
Les tilleuls des boulevards et des places
Les tilleuls sont les compagnons des platanes dans le paysage arboré d'Aix-en-Provence. On les trouve sur les places du centre-ville, le long des avenues résidentielles et dans les jardins des quartiers anciens. Le tilleul a besoin d'un élagage régulier car sa croissance est vigoureuse et ses branches basses retombent avec le temps. En été, le miellat produit par les pucerons du tilleul tombe en pluie collante sur les voitures et les terrasses, ce qui pousse beaucoup de propriétaires à demander un éclaircissage pour limiter le problème. On intervient entre novembre et mars, hors période de sève, pour des coupes propres qui cicatrisent bien.
Le chêne vert en garrigue aixoise
Aux abords de la Sainte-Victoire, dans les quartiers du Tholonet, de Celony et sur les collines de Puyricard, le chêne vert (Quercus ilex) est l'arbre dominant. Persistant, résistant à la sécheresse, il pousse lentement mais forme avec le temps des sujets majestueux. Dans les propriétés en lisière de garrigue, l'élagage des chênes verts est souvent couplé avec le débroussaillage obligatoire. On relève les branches basses à 2 mètres du sol minimum, on supprime le bois mort et on éclaircit la couronne pour limiter la masse combustible, conformément aux prescriptions de l'OLD.
Les grands arbres des bastides de Puyricard
Les bastides de Puyricard et de la campagne aixoise abritent des arbres remarquables : cèdres du Liban, pins parasols, magnolias, marronniers, platanes centenaires. Ces sujets monumentaux demandent un élagage adapté, avec le matériel approprié. On intervient avec des tronçonneuses bien affutées, des scies d'élagage pour les coupes de précision, et des échelles professionnelles pour accéder aux premières branches. Pour les très grands sujets de plus de 15 mètres, on travaille depuis le sol avec des outils sur perche. Chaque coupe est réfléchie : on respecte le port naturel de l'arbre, on coupe au bon endroit pour faciliter la cicatrisation, et on évacue l'intégralité du bois coupé.